Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Adrien Balboa Voyage au pays des vivants

Dès le vendredi 23 janvier 2009

Loving madness | 21 mars 2009

Si nous courions

Cheveux au vent

Si nous crachions

À la gueule du temps

Si nous pensions

À attraper ces trains

Si nous avancions

Seulement main dans la main

 

Dieu dit que c'est mal

On dit que c'est bien

On ne lui a rien demandé

Qu'il s'occupe de ceux qui ont faim

Croire en nous

Ce sera déjà pas mal

Croire en nous

Ce sera un exploit

 

Être le matin ce que tu vois

Respirer au son de ta voix

Et la nuit on criera

Que l'on voudrait rester comme ça

 

Si nous comptions

Chaque nuits les étoiles

Si nous brulions

Simplement nos vies

L'un contre l'autre

Sans se séparer

L'un contre l'autre

Sans se répéter

 

La folie nous perdra

Peut-être bien

La passion nous aura

C'est certain

Si ce n'est oui déjà fait

Oui ça arrivera !

Si elle nous a pas frôlé

Elle nous rattrapera !

 

Être le matin ce que tu vois

Respirer au son de ta voix

Et la nuit on criera

Que l'on voudrait rester comme ça

 

Être le matin ce que tu vois

Respirer au son de ta voix

Et la nuit on criera

Que l'on voudrait rester comme ça

 

 

 

 

______

Paroles : Adrien Balboa (mars 2009).

Dessin : Arawak (2009).

Publié par Adrien Balboa à 08:36:03 dans Paroles d'Adrien Balboa | Commentaires (22) |

Sometimes my friends call me Pierre Richard | 19 mars 2009

À la fin du mois de janvier, en gros quand je commençais ce beau blog, j’avais annoncé (car je trouve qu’il n’y a rien de plus officiel quand on annonce une chose à quelqu’un) ce que j’avais en tête depuis alors quelques jours : faire un article sur Pierre Richard. Mes amis et certains membres de ma famille savent pourquoi. Il n’est pas forcément une de mes idoles, mais tout simplement un cinéaste que j’aime beaucoup et qui m’a surtout fait pisser de rire plus d’une fois. Et pour cause, quand mes connaissances le voient dans un de ses « vieux » rôles où il est poissard et maladroit ils pensent tout de suite à moi. Et moi aussi d’ailleurs j’ai parfois l’impression de me voir, car je peux bien l’avouer, déjà que je ne suis pas toujours d’humeur facile, il y’a des jours où je me demande pourquoi je me suis levé (surtout les vendredis 13, mais ça vous le savez). Des conneries en tout genre il m’en est arrivé des pas mal, et ce n’est pas fini. Je citerai bien des exemples mais je ne sais pas forcément par lequel commencer, comment l’expliquer et aussi parce que je n’ai pas très envie (peut-être par honte, mais aussi parce que j’ai encore du mal à prendre certaines choses à la rigolade… peut-être que ça viendra).

Durant plus d’un mois j’ai laissé une page blanche pour cet article. Ce n’est que le 12 mars, jour du OM / AJAX sur M6, où j’ai commencé à écrire sur ce sujet. J’ai dit dans le paragraphe précédent que je me reconnaissais à travers l’écran quand je vois un ancien film avec lui, et c’est vrai. La première fois c’était pour le film LE DISTRAIT (1), qui au passage est son meilleur film à mes yeux. Et la fois où j’ai le plus éclaté de rire c’était pour LA CARAPATE (2). Comme j’aime parler de cinéma je pense qu’il serait la bienvenue « d’expliquer » ces deux films à ceux qui ne connaissent pas. Je vais commencer par LE DISTRAIT.

Ce film raconte l'histoire de Pierre Malaquet, un gaffeur de classe mondiale qui est engagé dans une grande agence de publicité dirigée par Alexandre Guiton (joué par Blier), dont la mère de Pierre est la maîtresse. Mais Pierre déclenche des catastrophes énormes si bien que, malgré tout l’amour qu’il porte à sa maman, Guiton décide de se séparer du nouvel employé. Ce dernier réalise qu'il aime Lisa, la secrétaire de Guiton. Ce dernier se sert alors de l’influence de cette dernière sur Pierre pour l’éloigner en le confiant à un confrère Américain. Ce DISTRAIT est une bonne comédie aux gags visuels, mais aussi une satire sociale que Pierre Richard, en grande forme, réalise ici (sa première fois derrière une caméra), où il ridiculise également le monde de la publicité. On en est presque à croire que Chaplin ou Buster Keaton sont dans le coin.Dans LA CARAPATE, Pierre Richard joue Jean Philippe Duroc, un avocat gauchiste en plein mai 68 quitte Paris pour se rendre à la prison de Lyon afin de voir son client, Martial Gaulard (Victor Lanoux), condamné pour meurtre, pour lui annoncer que son pourvoi en cassation a été rejeté. A peine dans les lieux, une mutinerie éclate et Gaulard en profite pour prendre les habits de son avocat puis parvient à s'échapper. La police est persuadée que Duroc a contribué à l'évasion et les deux hommes sont alors recherchés par toutes les polices de France… de regard de cinéphile Pierre Richard et Victor Lanoux, tandem surprenant comme celui que Richard forme avec Depardieu dans LA CHÈVRE (3), LES COMPÈRES (4) et LES FUGITIFS (5), sont dirigés sur une grande partie des routes de France par Gérard Oury qui revisite à l’occasion mai 68 puis critique la peine de mort et la bourgeoisie. On rigole du début à la fin du film, que ce soit le couple bourgeois qui veut partir en Suisse ou le fauteuil inventé par Pierre Richard pour son père paralysé. LA CARAPATE n’a aucun temps mort, pour notre plus grand sourire.

J’ai dit au début de l’article que Pierre Richard esttout simplement un cinéaste que j’aime beaucoup et qui m’a fait pisser de rire plus d’une fois, c’est vrai, mais ce n’est pas que ça. Il n’est pas que LE DISTRAIT en général, pour moi c’est quand même un artiste. Pour preuve avec ROBINSON CRUSOÉ (6), dont il tient le rôle principal de ce téléfilm en deux parties, son documentaire sur le Che (7) ou encore lorsqu’il reçut un César d’Honneur pour sa carrière en 2006.

Dimanche 15 mars. Dans une dizaine de minutes, à 18 heures 15, je vais partir chez Grand Ours pour le match PSG / OM (c’est grâce à lui si je suis supporter de l’équipe de Marseille), après y être allé jeudi soir (début de l’article) et avant d’y retourner mercredi soir (match retour contre l’AJAX). J’en profite pour relire cet article, même si je suis à moitié fatigué vu que j’ai passé la journée à déplacer presque tout dans la maison, ou simplement à virer certaines choses avec mon père (dès le lendemain jusqu’au vendredi de la même semaine c’est de nouveau les travaux dans la maison). Tout ce que je veux, à part que Marseille gagne face à cette équipe de bras cassés dont certains supporters me font vomir, c’est de me coucher et de dormir comme un bébé. Je regarde si je peux rajouter quelque chose sur cet article, sur cet acteur. Je vois que non, j’ai envie de laisser cet article comme il est. Il est bon à publier, mais pas maintenant (je crois que les fans de Bashung et les habitués d’ici voient pourquoi).

 

 

 

 

 

______

1 = Avec, écrit et réalisé par Pierre Richard, avec également Bernard Blier, Marie-Christine Barrault, Maria Pacôme, Paul Préboist, écrit également par André Ruellan (1970 Gaumont International / Les Productions de la Guéville / Madeleine Films). 

2 = Écrit et réalisé par Gérard Oury, avec également Victor Lanoux, écrit aussi par Danièle Thompson (1978 Gaumont International).

3 = Écrit et réalisé par Francis Veber (1981 Gaumont / Fideline Films / Conacine). 

4 = Écrit et réalisé par Francis Veber, avec également Jacques Frantz, Michel Aumont, Anny Duperey, Philippe Khorsand (1983 DD Productions / EFVE / Fideline Films).

5 = Écrit et réalisé par Francis Veber, avec également Jean Carmet, Jean Benguigui, Maurice Barrier (1986 DD Productions / EFVE / Fideline Films / Orly Films). 

6 = L’ÎLE DE ROBINSON puis ROBINSON ET VENDREDI, réalisés par Thierry Chabert, écrits par Frédéric Vitoux d’après le roman ROBINSON CRUSOE de Daniel Defoe datant de 1719 (2002 G.M.T. Productions / Transfilm / Spice Factory Ltd / France 2 / France C inéma).

7 = PARLEZ-MOI DU CHE, réalisé par Pierre Richard et Jean Cormier (1987 Productions Fideline).

Montage issu de l’affiche du film JE SAIS RIEN MAIS JE DIRAI TOUT, avec écrit et réalisé par Pierre Richard, avec également Bernard Blier, Luis Rego, Victor Lanoux, Daniel Prévost, écrit également par Didier Kaminka (1973 Les Films Christian Fechner / Renn Productions).

Publié par Adrien Balboa à 08:29:02 dans Voyage au pays des vivants | Commentaires (13) |

Tant de rêves | 18 mars 2009

 

Tant de rêves

Tant de brouillards

Tant de rêves

Tant d espoirs -

En soi

Et ces lois

 

Des avenirs qui se croisent

Des destins qui vont dans la même direction

Sauf pour ceux

Qui connaissent la chanson

 

Il est tellement loin

Le temps où nous ne savions pas

Il approche à grands pas

Le temps de la fin

 

Même Mère Nature

Ne peut plus nous supporter

Dautres torturent

Tandis que dautres ne savent pas pourquoi ils sont agressés

Et le soir on espère

Que ce monde nsoit quun cauchemar

Puis vient enfin celui des rêves

Quand nos yeux se ferment

 

Cest à croire que nous sommes tous

Que de sales fantômes en sursis

À croire quil faut que ça nous touche

Quand on entend parler de paradis

 

Tant de rêves

Tant de brouillards

Tant de rêves

Tant despoirs-

En soi

Et ces lois

 

Il est tellement loin

Le temps où nous ne savions pas

Il approche à grands pas

Le temps de la fin

 

Il est tellement loin

Le temps où nous ne savions pas

Il approche à grands pas

Le temps de la fin

 

Tellement loin...

 

 

 

 

______

Paroles : Adrien Balboa (mars 2009).

Montage : GHOSTS.

Publié par Adrien Balboa à 08:26:30 dans Paroles d'Adrien Balboa | Commentaires (12) |

My favorite song of Bashung | 16 mars 2009

 

JE TUERAI LA PIANISTE, extrait de l'album BLEU PÉTROLE (2008 Barclay). BLEU PÉTROLE A ÉTÉ ÉLU ALBUM DE CHANSONS / VARIÉTÉS DE L'ANNÉE AUX VICTOIRES DE LA MUSIQUE EN 2009.

 

« Je tuerai la pianiste
Pour ce qu'elle a fait de moi
Chaque jour de ma vie
Chaque semaine, chaque mois
Et je mordrai sa joue
Qui un jour fût à moi
Sur le piano de ses nuits
Sur le piano de ses draps
Je tuerai la pianiste
Afin que l'on sache
Que quelque chose existe

Je tuerai la pianiste
Afin que l'on sache
Que la vie d'artiste
N'est pas rose, n'est pas sans tache
Comme un navire qui tangue
Qui rend ses attaches
Je tuerai la pianiste
Afin que l'on sache
Que quelque chose existe
En dehors de ça

Quand elle avait vingt ans
La foule à ses pieds
Sous les lambris dorés
Qu'elle jouait Mozart, Chopin
Je tuerai la pianiste
Qui n'a pas su m'aimer
Dans la chambre je pleure
Où l'amour se cache
Je tuerai la pianiste

(...)


Et quand ce sera fait
Que le jour sera levé
Sur le satin de ses méfaits
Comme une pierre soulevée
Où grouille la vermine
Dans le champagne et les caviars
Dans son manteau d'hermine
On pourra la voir, le corps abîmé
En haut de sa baignoire
Blanche comme un lys

(...)

Et quand ce sera fait
Que le jour se lèvera
Par l'entrée des artistes
Quand on saura que c'est moi
Alors je m'en irais
Je la couvrirai d'or
Alors je m'en irais

(...)


Je suis un indien
Je suis un apache
Auquel on a fait croire
Que la douleur se cache
Je suis un apache
Je suis un indien
Auquel on a fait croire
Que la montagne est loin

Je tuerai la pianiste
Je tuerai la pianiste
Je tuerai... »

 

 

 

 

 

 

______

Citation : JE TUERAI LA PIANISTE, ouverture de l'album BLEU PÉTROLE (2008 Barclay). BLEU PÉTROLE A ÉTÉ ÉLU ALBUM DE CHANSONS / VARIÉTÉS DE L'ANNÉE AUX VICTOIRES DE LA MUSIQUE EN 2009.

Photo : Pascal Codron (2008).

 

 

 

Publié par Adrien Balboa à 08:16:01 dans Voyage au pays des vivants | Commentaires (10) |

I again want to listen Gaby... | 15 mars 2009

 

Il est un peu plus de 20 heures et je rentre chez moi, enfin dans la maison de mes parents. La nuit qui vient de tomber il y'a plusieurs minutes est belle, à peine fraiche, et assez étoilée. Comme tableau ça annonce une jolie fin pour la journée (j'étais chez une copine toute l'après-midi). Je sors de ce long tunnel trop éclairé, traverse la route déserte, je suis à quelques mètres de la porte d'entrée quand soudain j'entends le cri du coq (la sonnerie de mon téléphone portable quand je reçois un message). C'est Grand Ours. Son message dit « Merde ».

Pourquoi « Merde » ? Je lui réponds en envoyant simplement un point d'intérrogation. J'entre la clef dans la serrure, ouvre la porte et vois que mes parents ne sont pas encore rentrés. Ils arrivent, je vois le LAND ROVER de mon père se garer devant la maison. J'entre vite dans cette dernière pour ne pas être aveuglé par la lumière, tout en laissant la porte ouverte pour eux. Le coq hurle une deuxième fois dans ma main droite. C'est de nouveau lui, je vais enfin savoir pourquoi ce mot. Peut-être un autre délire comme ceux qu'on se tape sur MSN. Je m'arrête et reste droit comme un piquet en lisant la réponse : « Bashung est mort ». Je l'appel pour savoir si c'est vrai (ce qui serait malheureusement probable), fonce vers mon ordinateur portable qui se trouve dans ma chambre et me connecte à Internet pour voir la mauvaise nouvelle. La page d'ouverture d'ORANGE s'affiche et je vois cette mauvaise nouvelle s'afficher en dernière minute. En titre : « Alain Bashung est mort ». On reste au téléphone quelques minutes. Je regarde certains sites d'informations et allume ma télé qui se trouve derrière moi. J'y entends Bénabar qui parle du rockeur au 20 HEURES de FRANCE 2. Pourquoi j'ai mis cette chaîne ?

Un grand poète du rock n'est plus, à l'âge de 61 ans. Un homme qui, depuis que je suis devenu fan à l'été 2008 lorsque je suis allé le voir pour la première fois sur scène à Rouen (1), m'inspire, par ses textes ou par les mélodies de ses chansons. Un artiste en sommes.

Ce n'est qu'une heure après que je réalise je crois. Un de mes chanteurs préférés n'est plus. Mes doigts tremblent quand j'essai de commencer cet article. Il me faut quand même écrire, comme un besoin qui s'acharne en moi il me faut écrire. Mon téléphone sonne, c'est Brian. Il vient d'apprendre la mauvaise nouvelle. On parle bien entendu de Bashung, de l'admiration que l'on avait pour cet homme (avec un grand H). De cette admiration qui restera longtemps je pense. Très longtemps...

Après une vingtaine de minutes on se dit à la prochaine et j'attaque ce que vous lisez en ce moment. Mes doigts tremblent sur les touches du clavier. Sur Internet les journalistes et les fans parlent de lui. Je crois que, comme pas mal de gens, Bashung sera très présent dans ma tête les jours qui vont venir. Plus que d'habitude. Et je pense un peu présent ici, sur ce blog. Écrire...

Dehors la nuit est belle, à peine fraiche, et assez étoilée. Mais ce tableau, au final, n'annonce pas une jolie fin pour cette journée.

Salut Alain (et merci)...

 

 

« Vos luttes partent en fumée
Vos luttes font des nuées
Des nuées de scrupules

Vos luttes partent en fumée
Vers des flûtes enchantées
Et de cruelles espérances
Me lancent
Des dagues et des lances
En toute innocence

J'cloue des clous sur des nuages
Un marteau au fond du garage
J'cloue des clous sur des nuages
Sans échafaudage

(...)

Et mon corps de se vouer
A des lunes surdouées
Aux courbes souveraines
Pleines pleines

Vos luttes partent en fumée
Sous des soleils qui s'ignorent
Dor- dormez
Mes réponses allongées
Mes que dire
Mes que faire
Mais comment ça tient en l'air
Ces deux hémisphères
Par quel mystère »

 

 

 

 

______

Chanson évoquée dans le titre : GABY OH GABY (1980 Philips).

Citation : VOLUTES, extrait de l'album OSEZ JOSÉPHINE (1991 Barclay).

1 = Si vous voulez avoir des détails lisez l'article qui est sur mon ancien blog : DEUX MOIS EN ÉTÉ : SOUS DES AIRS DE BASHUNG (2008).

Photo : Adrien Balboa (2008).

Publié par Adrien Balboa à 00:03:14 dans Voyage au pays des vivants | Commentaires (9) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| >>

Albums photos

Me contacter (juste les mails)

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Rechercher

Radioblog

Loading
  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03