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Adrien Balboa Voyage au pays des vivants

Dès le vendredi 23 janvier 2009

Lorsque ses yeux me rappellent | 11 février 2009

 

Elle chante ma peine

Vit mes mots remplis de tristesse

De l'autre côté des plaines

La nuit je l'entends sans cesse

Ma mémoire se rappelle

Combien je souriais près d'elle

Et sa beauté n'a de telle

Lorsque ses yeux me rappellent

 

Je me suis rendu compte trop tard

À quel point j'adorais son visage

Il a fallu son départ

Pour me rendre compte que c'était sur un nuage-

Que je vivais

Lorsque j'étais à ses côtés

Et sa beauté n'a de telle

Lorsque ses yeux me rappellent

 

Il va falloir que j'avance

De toutes façons je connais la danse

Et la méchanceté de la chance

Qui aime m'exprimer son indifférence

Il me faut être heureux pour elle

Changer de chapitre, d'étincelle

Mais sa beauté n'a de telle

Lorsque ses yeux me rappellent

 

J'écris ma peine

Et elle ne chantera pas cette tristesse

Vu qu'elle est de l'autre côté des plaines

Puis la nuit d'autres l'entendront sans cesse

Ma mémoire se rappelle

Combien je souriais près d'elle

Et sa beauté n'a de telle

Lorsque ses yeux me rappellent

 

Et sa beauté n'a de telle

Lorsque ses yeux me rappellent

Lorsque ses yeux me rappellent

Lorsque ses yeux me rappellent...

 

 

 

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Paroles : Adrien Balboa (février 2009).

Photo : Issue la pochette de l'album DETOURS de Sheryl Crow (2008 A&M).

Publié par Adrien Balboa à 07:53:07 dans Paroles d'Adrien Balboa | Commentaires (23) |

I kill Cupid | 09 février 2009

 

Vendredi nous serons le 13, chose qui m'a toujours porté la poisse, à tel point que je n'en sors plus de chez moi, et le lendemain c'est la Saint Valentin. Je pense que ce n'est pas la peine que je raconte ma vie sentimentale et ce que je pense de l'amour... je sens que la semaine (surtout sa fin) va être longue et chiante.

 

 

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Photo : Adrien Balboa (2009).

Publié par Adrien Balboa à 12:16:36 dans Voyage au pays des vivants | Commentaires (20) |

I want to believe | 08 février 2009

 

Mercredi 28 janvier, jour de la sortie dans tous les bons kiosques du premier numéro de STUDIO CINÉ LIVE, la fusion entre les deux bons magazines portant sur le septième art, comme je l'ai dit dans l'article PASS TO SOMETHING ELSE (1). En lisant la dernière page consacrée à la chronique de Pierre Lescure (LA CHRONIQUE DE MONSIEUR + ), une idée soudainement transformée en envie me traverse l'esprit : parler de cinéma. Mais pas en un article qui serait dans le même genre que j'ai pu faire pour Mylène Farmer (2) ou Johnny Hallyday (3). Non j'ai pas envie d'écrire en une seule fois l'amour acharné que je peux éprouver pour le cinéma, ma vraie passion (et non la musique ou l'écriture contrairement à ce que certains croient), là il faudrait faire un article d'une longueur inimaginable. Non, écrire le moment venu, sur mes coups de cœur cinématographiques, sans faire pareil que sur le même blog. Voilà. Vraiment écrire sur le septième art, et vraiment le moment venu. Enfin quand j'aurai une idée d'article, et quand je le trouverai bon à montrer.

Il m'a fallu quelques jours pour trouver sur quoi allait traiter « ce premier » article : THE X-FILES : RÉGÉNÉRATION (4). Ça a commencé le samedi 31 janvier, en fin d'après-midi. À peine revenu d'un rendez-vous qui a duré toute la journée avec une jolie connaissance, je vais avec mes parents au E.LECLERC de Bapeaume pour les aider à faire les courses. Après que le plus chiant soit fait je décide de me perdre dans les rayons de leur espace culturel, histoire de voir ce que je pourrai me payer en DVD, mais la semaine prochaine au VIRGIN de Rouen (vu que j'ai la carte). D'un coup je tombe sur THE X-FILES : RÉGÉNÉRATION. Merde ! J'avais totalement oublié qu'il sortait en janvier (en fait je m'étais dit que c‘était début mars... cherchez pas pourquoi je sais pas moi-même). Au lieu d'attendre lundi ou mardi pour me l'acheter je décide de le prendre ici pour le regarder le lendemain (vu que ce samedi soir je suis invité à une soirée chez Brian, un ami batteur). Le lendemain et aussi le lundi soir chez mon meilleur ami Jonathan, que je surnomme Grand Ours en hommage à la série SCRUBS (5) dont on est fan (tiens je parlerai bien de cette dernière un jour). On est d'ailleurs allé voir RÉGÉNÉRATION le soir de sa sortie, le mercredi 30 juillet (jour de ses 19 ans). Avant de voir cette suite tant attendue je me souviens d'avoir mis plusieurs semaines pour revoir les épisodes de la série (6), sauf la dernière saison que je trouve très en dessous de la moyenne, comme la dernière de BUFFY CONTRE LES VAMPIRES (7), une série que j'aime tout autant. Je me suis également mis à revoir la première aventure au cinéma de Mulder et Scully (8), alors que lui aussi je le trouve en dessous de la moyenne, pour ne pas dire mauvais.

Bon revenons à fin janvier, il m'a donc fallu attendre dimanche pour le voir. Sauf que ce dimanche j'ai du mal à récupérer (pourtant je n'ai pas bu ni autres). J'ai tellement la tête dans le cul que je ne vois pas le temps passer (ni me rends trop compte de ce que je fais). C'est vers 14 heures que je me considère d'être en état d'apprécier un bon film. Dès le début l'ambiance est froide, sombre, ténébreuse... en sommes tout ce que j'aime. Pour ceux qui ne savent pas, l'histoire raconte l'enlèvement d 'une employée du FBI chez elle. L'affaire se révèle difficile et étrange, alors on fait appel à Scully et Mulder, des années après la fermeture de leur service. Scully est redevenue médecin mais le FBI a du mal à retrouver l'autre agent (dont la fermeture du service est, visiblement, restée dans la gorge de Mulder), et seule Scully sait où il se trouve (et pour cause, mais là ce serait en dire trop). Une fois les deux sur place, ils seront guidés par un ancien prêtre pédophile aux étranges visions. Une décennie après le premier film et 6 ans après l'arrêt de la série, Chris Carter montre qu'il est un bon réalisateur de cinéma et qu'il est toujours aussi fan du SILENCE DES AGNEAUX (9), si les fans voient ce que je veux dire...

Avant la sortie en juillet on s'attendait à une suite pleine d'aliens, d'effets spéciaux, en gros à du grand spectacle, mais quand on était dans la salle de cinéma (ou devant son ordinateur) c'était quasiment le contraire. On assiste à quelques surprises et l'histoire est remarquable, même si à la fin tout repart à zéro, comme une étrange parenthèse où quelques personnes y ont laissés des plumes (et leur têtes...). Ah si ils pouvaient faire une deuxième suite un jour...

Plus d'une centaine de minutes plus tard (en gros après le générique de fin) je me souviens qu'il y'a un second DVD avec le film. Celui-ci contient 4 épisodes de la série. Pour le voir il me faut 3 heures devant moi. Ce qui est le cas. Et c'est parti pour un nouveau retour en arrière dans le monde du fantastique et des ténèbres...

 

 

 

______

1 =
Le lire si vous le voulez.

2 = Lire l'article « DIVINE, EXQUISE ET CHAGRINE ».

3 = Lire l'article
MA RELIGION DANS SON REGARD.

4 = THE X-FILES : I WANT TO BELIEVE, écrit et réalisé par Chris Carter d'après sa propre série, avec David Duchovny, Gillian Anderson, écrit également par Franck Spotnitz (2008 Twenty Century Fox / Ten Thirteen Productions / Crying Box Productions).

5 = Série de 8 saisons (168 épisodes), avec Zach Braff, John C. McGinlsey, Donald Faison, Sarah Chakle, Judy Reyes, Ken Jenkisn, Neil Flynn, créée par Bill Lawrence (2001, toujours en production).

6 = X-FILES : AUX FRONTIÈRES DU RÉEL (THE X-FILES), série de 9 saisons (203 épisodes), avec David Duchovny, Gillian Anderson, créée par Chris Carter (1993 - 2002).

7 = BUFFY : THE VAMPIRE SLAYER, série de 7 saisons (144 épisodes), avec Sarah Michelle Gellar, Alyson Hannigan, Nicholas Brendon, Anthony Stewart Head, créée par Joss Whendon (1997 - 2003).

8 = THE X-FILES : LE FILM (THE X-FILES), réalisé par Rob Bowman, avec David Duchovny, Gillian Anderson, écrit également par Franck Spotnitz (1998 Twenty Century Fox / Ten Thirteen Productions).

9 = THE SILENCE OF THE LAMBS, réalisé par Jonathan Demme, avec Anthony Hopkins, Jodie Foster, Scott Glenn, écrit par Tel Sally d'après le roman du même nom de Thomas Harris (1990 Orion Pictures Corporation). CE FILM FUT RÉCOMPENSÉ PAR 5 OSCARS : MEILLEUR FILM, MEILLEUR RÉALISATEUR, MEILLEUR ACTEUR POUR ANTHONY HOPKINS, MEILLEURE ACTRICE POUR JODIE FOSTER ET MEILLEURE ADAPTATION POUR TED SALLY EN 1991.

Publié par Adrien Balboa à 10:56:45 dans Voyage au pays des vivants | Commentaires (10) |

Ma religion dans son regard | 06 février 2009

 

Si je suis fan de Mylène Farmer depuis l'âge de 10 ans, Johnny Hallyday c'est autre chose. Lui c'est depuis ma naissance. Enfin presque. Tout a commencé lorsque j'étais bébé. En effet, ma mère me berçait avec principalement trois chansons : YESTERDAY des Beatles (1), SORRY SEEMS TO BE THE HARDEST WORD d'Elton John (2) et RETIENS LA NUIT du célèbre rocker (3). Soit je devenais un tout gentil croyant que Londres est la plus belle ville du monde et que l'anglais est la plus belle langue qui soit (entre nous, ça ne vaut pas l'espagnol ou l'italien), soit je devenais un mec très sensible et certainement homosexuel, soit je devenais un fan de Johnny. Donc amoureux du rock et certainement sensible aussi. Comme vous le voyez, je suis devenu fan de l'idole et amoureux du rock.

Comme je ne veux pas trop me souvenir de mes 14 premières années, en ce qui concerne Johnny j'ai très peu de fragments de mémoire. Je me souviens que j'aimais écouter ses premiers disques appartenant à ma mère, qu'on m'achetait pas mal de ses vidéos sur scène (ou de ses films). Il y'a aussi la première fois (sur 3) ou je suis allé le voir sur scène. C'était en septembre 1995, à Bercy, début de sa tournée LORADA TOUR. LORADA (4) est son album de l'époque, le deuxième sous la direction de Jean-Jacques Goldman, 9 ans après GANG (5). Cette époque était celle où il chantait de bons titres que j'écoute toujours :
J'LA CROISE TOUS LES MATINS, NE M'OUBLIE PAS (dont les clips se suivent), QUAND LE MASQUE TOMBE ou encore LADY LUCILLE. Ce spectacle est à voir en DVD ou à écouter. Je ne dis pas ça parce que j'y étais, que j'aime les fringues qu'il y porte ou parce que c'est est un de mes spectacles préférés, mais parce que Johnny y est génial. En presque 3 heures de show il chante du bon rock comme il sait le faire, pas mal de blues, un passage acoustique où il offre une version magnifique de TES TENDRES ANNÉES (6) ou encore un final magistral : une reprise de L'HYMNE À L'AMOUR (7) seulement accompagné au piano.

Durant cette période de mes premières années il y'a aussi deux albums que j'ai beaucoup aimé : CE QUE JE SAIS (8), mis en vente en début 1998, cette fois sous l'œil de Pascal Obispo. Fait principalement pour ses concerts au Stade de France en septembre de la même année (c'est pour ça que très peu de titres y seront chantés d'ailleurs), ce disque est toujours pour moi un plaisir à l'écoute, grâce à CE QUE JE SAIS qui a l'honneur d'avoir un
clip réalisé par William Friedkin, le papa de L'EXORCISTE (9), ALLUMER LE FEU, DEBOUT (dont le clip est génial), NOS LIMITES, LE TEMPS PASSER ou encore REGARDE MOI T'AIMER. Je découvrais ce disque au moment où je lisais son autobiographie (10). Le second est celui qui est en partie fait avec son fils David : SANG POUR SANG (11). Cet album est sorti fin 1999, quelques mois après la fin de la tournée qui avait justement commencée au Stade de France. Ce disque, qui est une de ses meilleures ventes, est tout simplement mon préféré, que ce soit grâce à certains de ses singles (VIVRE POUR LE MEILLEUR, UN JOUR VIENDRA, SANG POUR SANG, PARDON, QUELQUES CRIS écrit par Françoise Sagan quelques années auparavant) ou encore d'autres chansons comme EX, REMISE DE PEINE, JE T'AIME COMME JE RESPIRE et LE POIDS DE MES MAUX.

Fin 2002. J'ai alors 14 ans, je prends des cours de batterie (après deux ans de théâtre) et j'ai déjà une belle petite collection en ce qui concerne Johnny (cette dernière triplera lorsque j'aurai Internet en 2005). Cette époque marque la première fois où je le vois au cinéma. C'est dans
L'HOMME DU TRAIN (12), œuvre magnifique où Jojo, acteur remarquable, donne la réplique à Jean Rochefort. D'ailleurs il recevra en janvier 2003 le Prix Jean Gabin pour sa prestation dans ce long, alors qu'il est en général destiné aux jeunes acteurs. C'est aussi l'époque de son nouveau double album À LA VIE, À LA MORT ! (13) où figurent 2 de mes titres préférés : l'un de ses plus grands tubes MARIE et PENSE À MOI. Ma chanson préférée est L'ENVIE, ouverture de l'album GANG. Pour en revenir à cet album, ses 2 CD sont bourrés de titres supers, dont ceux que j'ai nommé mais aussi DIS-LE MOI, NE REVIENS PAS, UNE FEMME, DES HOMMES, L'INSTINCT, JE N'AI JAMAIS PLEURÉ, M'ARRÊTER LÀ ou encore JE ME SOUVIENS, que j'ai beaucoup écouté à un moment où intérieurement j'ai touché le fond, à la fin de l'été 2005 (juste avant que je n'arrête les cours de batterie pour commencer à écrire mes paroles). Dans ce double album donc Johnny met le paquet, que ce soit dans les musiques ou les auteurs (et la promo, mais comme c'est lui c'est normal).

Été 2003. Pendant que je passe certainement l'une des meilleures vacances de ma vie dans un camping où j'allais avec mes parents pendant 6 ans près de Dieppe (et avant que je passe ma dernière année dans ce trou qu'est le collège Alain à Maromme, endroit où j'ai quand même rencontré 2 de mes meilleurs amis), de son côté Johnny est accusé de viol par une pauvre folle et est en pleine tournée des stades, dont le rendez-vous à Paris s'est déroulé au Parc Des Princes, à l'occasion de ses 60 ans en juin, 10 ans après 3 shows mémorables au même endroit pour son demi-siècle. Après cette tournée il attaquera une tournée d'hiver (PLUS PRÈS DE VOUS) dans les Zénith et autres grandes salles, dont plusieurs passages à Rouen... et un que je suis allé voir !

Nous sommes alors le 03 décembre. D'un coup ma mère me dit d'aller prendre ma douche et de me préparer car on va chez une de mes tantes. À peine prêt je vois justement cette tante arriver, elle, son mari, leur deux filles et les gendres. Une bonne nouvelle raisonne alors dans mes oreilles : on part voir Johnny au Zénith maintenant ! D'habitude j'ai horreur des surprises (je n'aime pas l'imprévu) mais là je dois dire que j'étais loin d'être le plus malheureux du monde. Les chansons sont les mêmes que la tournée des Stades sauf
LE CŒUR EN DEUX (14) qui est en plus, les fringues sont différentes, comme le décor, son arrivée et sa sortie. Je me souviendrai toute ma vie de cette putain d'arrivée (comme il en a l'habitude), où d'entrée de jeu il fait hurler le public avec le superbe QUE JE T'AIME (15). Plus de 8 ans après l'avoir vu sur scène à Bercy je le revois de nouveau, à 60 ans et en grande forme. Il chante plus d'une vingtaine de chansons dont je peux encore (malgré ma mémoire de poisson rouge) établir la liste dans l'ordre. J'ai mis plusieurs jours à m'en remettre.

À noter que Johnny a fini cette tournée d'hiver à Bercy fin décembre, et a rassemblé un bon million de personnes en 2003.

07 novembre 2005. Je suis en dernière année de BEP Vente Action Marchande au lycée Bernard Palissy à Maromme, et comme pour Mylène Farmer quelques mois plus tôt (16), je sèche les cours pour aller à Rouen histoire de m'acheter dès le matin son nouvel album (MA VÉRITÉ) et passer la journée à le savourer. Plus rock que le précédent, les 13 titres de ce nouvel opus sont géniaux, très bons et faits par des pointures (pour ne pas changer). Les textes peuvent paraître autobiographique et comme Johnny est un interprète hors du commun on peut penser qu'il a signé de sa plume ces paroles (remarque c'est le cas pour
APPRENDRE À AIMER). Avec des titres comme MA RELIGION DANS SON REGARD, LA PAIX, MON PLUS BEAU NOËL (pour sa fille adoptive Jade, arrivée l'année précédente), ELLE S'EN MOQUE ou encore SI TU PARS, CLÉMENCE, S'IL N'EST PAS TROP TARD et CE QUI NE TUE PAS NOUS REND¨PLUS FORT, ce dernier album chez UNIVERSAL (avec qui il est très en froid depuis janvier 2004) marque une bonne cuvée 2005 et annonce du prometteur pour sa prochaine tournée, FLASHBACK TOUR. Sa nouvelle maison de disque sera WARNER dès 2006.

Cette tournée monstrueuse (qui est également un de mes spectacles préférés avec LORADA TOUR, mais aussi son passage au Palais Des Sports en 1969 pour ses 10 ans de carrière) débutera au Palais Des Sports le 02 juin 2006, 24 ans après son dernier passage dans cette salle. Il y sera pour plus de 20 dates avant une tournée des stades l'été (puis le Festival des Vielles Charrues) et un retour dans les salles. On peut y découvrir 3 chansons inédites :
LA LOI DU SILENCE qui sera un tube, SEUL AU BEAU MILIEU D'UN LAC et en guise de final le magnifique LA QUÊTE, reprise de Jacques Brel (17) qui sortira en single. Et bien entendu, je n'ai pas manquer son premier passage à Rouen avec ce spectacle.

Ça se passe le 25 septembre, et à ce moment je suis en première année de Bac. Pro. Services, Assistance, Conseil, au lycée Gustave Flaubert à Rouen (ma meilleure année de lycée en ce qui me concerne). Cette fois pas de surprise : j'ai acheté moi-même la place des mois auparavant (je ne sais plus quand) et grace à RTL (qui avait retransmis la première de juin en direct) je sais à quoi m'attendre. Et pourtant il est là, et je prends ces chansons en pleine gueule. Tout le long de ce spectacle que je connais déjà par cœur, je réagis comme si c'est la première fois que l'entends. Comme si c'est la première fois que je vais le voir sur scène. Presque 3 ans après l'avoir vu dans la même salle, à 63 ans, il est toujours là, lui et sa fougue. Encore une leçon de la part du grand.

Ce FLASHBACK TOUR se terminera en mars 2007, après 112 dates et presque 940 000 spectateurs. À noter qu'en fin décembre 2006, Johnny et son équipe passeront à La Cigale pour un concert différent. Celui-ci, absolument génial, est consacré au rock et au blues.

Été 2007. Pendant que je passe des vacances « sex, alcohol and rock 'n' roll » (d'après moi), Johnny réalise un de ses vieux rêves qu'UNIVERSAL lui avait toujours refusé de réaliser et que WARNER lui permet : enregistrer à Los Angeles un album de blues. LE CŒUR D'UN HOMME (18) est mis en vente le 12 novembre, avec une promo monstre qui a durée plusieurs mois. Comme à ce moment là j'ai arrêté les cours, puis en toute logique devenu demandeur d'emploi (que je suis toujours d'ailleurs, heureusement que j'ai mes textes), et aussi attaqué le code (avant le permis actuellement), je n'ai donc plus de cours à séché, donc rien à me reprocher (même si je m'en foutais royalement). Comme d'habitude, le matin je fonce à Rouen, avec l'envie d'écouter encore et encore ce nouveau disque, achète ce dernier à VIRGIN et retourne à la maison afin de dévorer ces nouvelles chansons. Cette fois je vais faire simple : dès la première écoute je considère que cet album de blues est son meilleur (même si SANG POUR SANG reste mon favori, il faut quand même admettre que là Johnny a fait fort). On peut y trouver de bons morceaux tel que
MONUMENT VALLEY (ouverture de l'album), ALWAYS, QUE RESTERA-T-IL ?, la reprise de SARBACANE de Francis Cabrel (19), VOUS MADAME où il s'adresse à Dame Mort ou encore CHAVIRER LES FOULES, un titre qui est dans la même lignée (et niveau) que LA MUSIQUE QUE J'AIME (20) ! Ce disque fini avec deux chansons sublimes et très touchantes, qui vont bien au chanteur abandonné qu'il est : CE QUE J'AI FAIT DE MA VIE et I AM THE BLUES, écrit par Bono en personne.

Quelque jours après, j'assiste à l'enregistrement à Paris de JOHNNY FAIT SON TARATATA. J'y suis allé avec un cousin car j'avais gagné deux places fin octobre sur Internet. Même si avant d'y être nous avions un peu trop bu le midi (histoire de fêter la bonne nouvelle, encore), je me souviens parfaitement de tout ce qui s'est passé. De tout ce que j'ai vu. On nous installe bien en face du plateau (bien proche...). Au début il n'était pas là. Non, en premier lieu nous avons eu Christophe Maé (obligé d'applaudir ça...), puis quelques minutes après son départ on aperçoit plusieurs personnes arriver sur la droite du plateau. Au beau milieu de ce groupe se trouve un grand blond en train de fumer. Soudain certains spectateurs se lèvent et hurlent son prénom. IL est arrivé. Le reste des spectateurs dans la salle se mettent à faire comme les premiers. Il dit bonjour à Nagui, à ses musiciens, regarde autour de lui et salue les fans. Il me regarde quelques secondes et me salue. Il me salue... mesdames, mesdemoiselles et messieurs, j'ai été dans un autre monde pendant plusieurs bonnes minutes. Le dieu du rock m'a salué. Johnny m'a salué. Après un atterrissage sur Planète Terre je me rends compte l'enregistrement va démarrer. Ce dernier s'est passé vite (PUTAIN LES GARS JOHNNY M'A SALUÉ !). Parmi les invités il y'a eu Laurent Gerra, ça fait la deuxième fois de l'année que je le vois en vrai (la première était au Zénith de Rouen en mars, pour son spectacle FLINGUE LA TÉLÉ). Cet enregistrement se termine et quelques personnes, dont moi, se glissent parmi celles qui sont présentes sur le plateau. Il y'a trop de monde, impossible d'apercevoir quoi que ce soit (ni même lui). Soudain, en reculant, je bouscule quelqu'un. Je me retourne et m'excuse. C'est Yvan Cassar. Pour ceux qui ne le connaissent pas il travaille sur les musiques des concerts de Johnny (et aussi sur l'album LE CŒUR D'UN HOMME) et également sur les concerts de... MYLÈNE ! Après un échange de paroles de quelques secondes on se serre la main et il repart. Et moi aussi. J'ai mis trois semaines à me remettre du fait qu'il m'a salué. Regardé dans les yeux et m'a salué...

Plusieurs jours après, Johnny annonce 2 dates au Stade de France en mai 2009 (une troisième est rajoutée par la suite), pour une tournée qui va durer une année ou plus. Elle se nomme TOUR 66. Et ce sera sa dernière. L'idole internationale des jeunes (et des moins jeunes) annonce sa dernière tournée. Tous parlent alors des adieux de Johnny. Et merde...

27 octobre 2008, quasiment un an après. Johnny sort un nouvel album pour son TOUR 66 (en plus de son disque de blues en 2007) : ÇA NE FINIRA JAMAIS (21). Dans
ÇA N'FINIRA JAMAIS, titre d'ouverture et premier single fait en partie par Calogero, Johnny s'adresse à son public. La chanson annonce la couleur de cet album, qui est moins réussi que le précédent... mais qui est tout de même de très bonne facture. Comme toujours, des pointures aux paroles et à la musique sont au rendez-vous, dont Francis Cabrel avec JE M'ARRÊTE LÀ. Les chansons que je retiens sont (en plus de celles que je viens de parler) EMILY, l'histoire d'une enfant malade qui meurt, SI MON CŒUR, le second single qui est, je trouve, une bonne ballade universelle inspirée du rock et du blues made in USA que j'ai chantonné toute la fin de 2008, ON S'EST AIMÉS, UNCHAINED MELODY (LES ENCHANÉS), un classique (22) en duo avec Joss Stone et le final JE TIENDRAI BON. Avec en partie de nouveaux (et jeunes) musiciens, la tournée 2009 / 2010 s'annonce grandiose !

Depuis plusieurs semaines, chaque matins, je regarde si toutes les dates de sa tournée sont en ligne, surtout celle(s) de son passage à Rouen (si vous voyez ce que je veux dire). Pour finir je dirai bien ce que Johnny est et restera pour toujours à mes yeux, mais je pense que vous l'avez compris.

 

 

 

______

Titre :
MA RELIGION DANS SON REGARD, extrait de l'album MA VÉRITÉ (2005 Mercury).

1 = Extrait de l'album HELP ! (1965 Parlophone).

2 = Extrait l'album BLUE MOVES (1976 MCA).

3 = Extrait de l'album SALUT LES COPAINS (1961 Philips).

4 = 1995 Philips.

5 = 1986 Philips.

6 = Extrait de l'album L'IDOLE DES JEUNES (1963 Philips).

7 =
D'Edith Piaf (1950).

8 = 1998 Mercury.

9 =
THE EXORCIST, avec Linda Blair, Ellen Burstyn, Max Von Sydow, Lee J.Cobb, Jason Miller, écrit par William Peter Blatty d'après sa propre œuvre (1973 Hoya Productions / Warner Bros).

10 = DESTROY (1997 Michel Lafon).

11 = 1999 Mercury. ALBUM DE VARIETES / POP-ROCK DE L'ANNEE AUX VICTOIRES DE LA MUSIQUE EN 2000.

12 = Réalisé par Patrice Leconte, avec également Jean Rochefort, Jean-François Stevenin, Charlie Nelson, écrit par Claude Klotz (Patrick Cauvin) - (2001 Canal + France / Eurimages / Ciné B / FCC / Sofica Sofinergie 5 / Rhône-Alpes Cinéma / Tunedale Films / Zoulous Films / Natexis Banques Populaires Images). CE FILM FUT SÉLÈCTIONNÉ EN COMPÉTITION OFFICIELLE AU FESTIVAL DU FILM DE VENISE.

13 = 2002 Mercury.

14 = 1977 Philips.

15 = Extrait de l'album live du même nom, enregistré au Palais Des Sports (1969 Philips).

16 = Lire l'article
« DIVINE, EXQUISE ET CHAGRINE ».

17 = Extrait de la comédie musicale L'HOMME DE LA MANCHA (1968 Barclay).

18 = 2007 Warner.

19 = Extrait de l'album du même nom (1989 CBS).

20 = Ouverture de l'album INSOLITUDES (1973 Philips).

21 = 2008 Warner.

22 =
Chanson écrite par Alex North pour le film UNCHAINED, écrit et réalisé par Hall Bartlett, écrit également par Kenyon J.Scudder (1955 Hall Bartlett Productions). CE FILM FUT NOMINÉ POUR LA MEILLEURE MUSIQUE AUX OSCAR EN 1956.

Photo : 2000.

Publié par Adrien Balboa à 07:53:17 dans Voyage au pays des vivants | Commentaires (18) |

Si tu le veux ma vie t'appartient | 04 février 2009

 

Petite blonde qui me plaît bien,

Sais-tu qu'avec toi je suis si bien

Avant de te connaître je croyais que je n'étais rien,

Et si tu le veux ma vie t'appartient

 

Maintenant il me suffit juste d'être avec toi,

Mais comment fais-tu pour me rendre comme ça

Je n'ai jamais autant aimé quelqu'un,

Et si tu le veux ma vie t'appartient

 

Tous les deux on a vécu tant d'histoires,

Et je te serre contre moi depuis pas mal de soirs

Si tu savais ce que je ressens lorsque je sens ton parfum,

Et si tu le veux ma vie t'appartient

 

Si tu refuse je comprendrai bien,

Mais j'aurai du mal à t'aimer demain,

Et à vouloir rester vivant jusqu'au petit matin

Oh si tu le veux ma vie t'appartient

 

Si tu le veux ma vie t'appartient,

Si tu le veux ma vie t'appartient,

Si tu le veux ma vie t'appartient,

Si tu le veux ma vie t'appartient ...

 

(Long passage musical)

 

Tu as dit non à ce que je demandais,

Aujourd'hui ce sera ma dernière journée

Mon existence ne vaut vraiment plus rien,

Et à plus personne ma vie appartient

 

Et à plus personne ma vie appartient ...

 

 

 

______

Paroles : Adrien Balboa (juin 2007).

Photo : Gérard De Battista, pour le film LA PETITE LILI, écrit et réalisé par Claude Miller, avec Ludivine Sagnier, Robinson Stévenin, Nicole Garcia, Bernard Giraudeau, Jean-Pierre Marielle, Julie Depardieu, Michel Piccoli, écrit également par Julien Boivent d'après LA MOUETTE d'Anton Tchekhov (2002 Les Films de la Boissière / Les Films Alain Sarde / Cinémaginaire Inc. / Production Lili Inc.). CÉSARS DU MEILLEUR RÔLE FÉMININ ET MEILLEUR JEUNE ESPOIR FÉMININ POUR JULIE DEPARDIEU AVEC CE FILM EN 2004.

Publié par Adrien Balboa à 07:49:27 dans Paroles d'Adrien Balboa (avant ce blog) | Commentaires (12) |

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